Ce que disent les sources
Combien de temps faut-il attendre ? À partir de quand ? A-t-on le droit d’être approchée entre-temps ? Cette page rassemble ce que les sources indiquent, avec leurs références, pour que vous puissiez les vérifier vous-même.
Cette page ne remplace pas l’avis d’un savant
Elle rapporte des sources publiques, avec leurs références, afin que chacune puisse les consulter directement. Elle ne tranche aucune divergence entre écoles et ne délivre aucun avis religieux. Pour votre situation personnelle, interrogez un imam ou un savant de confiance.
Ce délai porte le nom d’idda. Sa durée dépend de la situation ; les sources en distinguent quatre.
Femme divorcée, encore réglée
Trois cycles menstruels
« Et les femmes divorcées doivent observer un délai d’attente de trois menstrues. »
Coran, sourate Al-Baqara (2), verset 228
Femme divorcée, qui n’a plus ses règles ou ne les a pas encore
Trois mois
« Si vous avez des doutes à propos de celles de vos femmes qui n’espèrent plus avoir de règles, leur délai est de trois mois ; de même pour celles qui n’ont pas encore de règles. »
Coran, sourate At-Talaq (65), verset 4
Femme enceinte, divorcée ou veuve
Jusqu’à l’accouchement
« Et quant à celles qui sont enceintes, leur période d’attente se terminera à leur accouchement. »
Coran, sourate At-Talaq (65), verset 4
Femme veuve, non enceinte
Quatre mois et dix jours
« Ceux des vôtres que la mort emporte et qui laissent des épouses : celles-ci doivent observer une période d’attente de quatre mois et dix jours. »
Coran, sourate Al-Baqara (2), verset 234
Peut-on recevoir une proposition pendant ce délai ?
Le Coran distingue explicitement l’allusion et l’engagement : « Nul reproche à vous si vous faites, aux femmes, allusion à une proposition de mariage, ou si vous la tenez secrète en vous-mêmes […] Mais ne concluez pas le contrat de mariage avant que le terme prescrit ne soit atteint. » (sourate Al-Baqara, 2, verset 235). Les savants ne s’accordent pas sur la limite exacte entre l’allusion permise et la démarche prohibée : c’est un point sur lequel il faut interroger quelqu’un de compétent.
À partir de quand le délai commence-t-il ?
À la séparation effective pour un divorce, au décès pour un veuvage. Le calcul précis — et notamment le sort des divorces prononcés en plusieurs fois ou des séparations juridiques antérieures — relève de l’avis d’un imam sur votre situation, pas d’une page web.
Une femme divorcée ou veuve peut-elle se remarier librement ensuite ?
Les sources ne traitent pas différemment un premier mariage d’un remariage une fois le délai achevé : les mêmes conditions de validité s’appliquent — consentement, tuteur, témoins, dot, publicité. Elles sont détaillées sur notre page consacrée aux conditions du mariage.
Le regard des autres est-il un obstacle religieux ?
Aucune source ne fait du remariage d’une divorcée ou d’une veuve une chose blâmable. Le Prophète ﷺ a lui-même épousé des femmes veuves et divorcées, ce que rapportent les recueils de biographie. La pression sociale existe, mais elle ne se confond pas avec une règle religieuse — et c’est une distinction que beaucoup de femmes n’ont jamais entendu formuler.
Pour aller plus loin
Les conditions de validité d’un mariage — consentement, tuteur, témoins, dot, publicité — sont détaillées sur une autre page, avec les mêmes règles de rédaction : des sources, pas des avis.
Les conditions du mariage halal →Missiyar est une plateforme de mariage encadré, pensée pour les femmes dont la situation ne rentre pas dans les cases : divorcées, veuves, mères, ou décidées à garder leur indépendance. Aucun homme n’y contacte une femme en direct : la démarche se conclut par son mahram, avec son accord.